Jacques Cornuz

Actualités

16.08.2026
Antidépresseurs à plumes !

«Quand on écoute activement le chant des oiseaux et qu’on essaie de les identifier, on s’adonne à un effet cognitif particulier. Cela permet de refocaliser notre attention et de restaurer nos capacités cognitives. », décrit Chloé Pang , ornithologue et porte-parole de la Station ornithologique suisse de Sempach, dans cet article de 24 Heures.

L’étude allemande « The importance of species diversity for human well-being in Europe” le souligne : écouter le chant des oiseaux peut réduire le stress psychologique (Alvarsson et al., 2010 ; Medvedev et al., 2015) et a une influence positive sur la perception du regain d’attention et de la réduction du stress (Ratcliffe et al., 2016 ; Ratcliffe et al., 2013).

Point d’importance : leur chant influe également à la baisse notre taux de cortisol, notre tension artérielle et notre rythme cardiaque.

Arrêtons-nous un instant sur les similitudes entre la médecine et l’ornithologie. Elles sont toutes les deux des sciences de l’observation. Elles fonctionnent par approche déductive. Détectives jusqu’au diagnostic, outillées d’un stéthoscope ou d’une paire de jumelles !

Nous l’écrivions dans notre article « Quand le médecin rencontre l’oiseau »  : par rapport à la charge clinique et administrative, l’observation apporte un phénomène compensatoire et apaisant.

En effet, « si la médecine est captivante, il ne faudrait pas pour autant qu’elle nous capture. L’observation de la nature vient nous rappeler nos dimensions, la vanité de certains de nos soucis : nous ne sommes pas seuls ni indispensables.», comme l’un d’entre nous l’a écrit voici quelques années. L’élégance du gypaète barbu au col de Bretolet (Valais) et la délicatesse du roitelet triple bandeau sont des moments de grâce qui apportent le recul et la distance avec une activité médicale parfois harassante.

https://www.revmed.ch/revue-medicale-suisse/2018/revue-medicale-suisse-625/quand-le-medecin-rencontre-l-oiseau-quelques-similitudes-entre-la-pratique-clinique-et-l-ornithologie

Pour ma part, permettez-moi de le dire, l’observation fréquente des oiseaux, et notamment de ce roitelet triple-bandeau (mon favori !), contribue sans aucun doute à me connecter à la nature et, qui sait, à maintenir mon taux de cortisol à la baisse ! Cet oiseau, l’un des plus petits de Suisse (5-6 grammes !), est un véritable petit bijou, souvent en mouvement dans les arbres. L’observer est vrai moment de bonheur !

L’été étant propice à une pause et à oeuvrer à la diminution du stress, je vous souhaite de beaux moments d’observation !