Dans son interview à la RTS – Radio Télévision Suisse, Roger de Weck évoque entre autres que rejoindre l’Union européenne permettrait à notre pays, sur le plan démocratique, de maintenir voire développer notre démocratie directe. Je vous invite à consacrer 15 minutes à (ré)écouter son analyse fine et sensée de la situation actuelle.

Du point de vue de la santé publique, la Suisse aurait aussi bon de participer davantage à la construction de l’Union européenne. Si on observe des événements comme le tragique incendie de Crans-Montana, on voit bien l’importance de pouvoir mobiliser rapidement des renforts médicaux, mais aussi de faciliter la prise en charge des victimes au-delà de nos frontières.

Dans un contexte de crises sanitaires, comme lors de COVID-19, une meilleure coordination permet aussi d’anticiper les risques, de partager les informations plus rapidement et de renforcer la sécurité sanitaire.

Une intégration pleine et entière à l’UE aiderait notamment la Suisse à mieux réagir face aux urgences, à améliorer la prévention et à protéger plus efficacement la population.

À lire et à écouter sur la RTS. 

Audacieux une fois de plus, les Britanniques montrent l’exemple.

D’abord, ils ont mis sur pied les mesures structurelles indispensables pour enrayer la promotion du tabagisme (interdiction de la publicité, taxation du produit, campagne d’information).

Ensuite, ils ont montré une très belle ouverture en incitant au vapotage les fumeurs et fumeuses qui ne réussissaient pas à quitter le marché du tabac, appliquant le principe de prévention «Si un fumeur ne parvient pas à arrêter de fumer, il est préférable de passer au vapotage pour prévenir et éviter les nombreuses maladies dues au tabac.»

Et maintenant, comme l’a relaté la RTS – Radio Télévision Suisse, ils ont l’audace de faire possiblement le pas le plus important: favoriser les futures générations sans tabac.

Cette mesure, critiquée par l’industrie du tabac (on s’y attendait!), présente certes une mise en œuvre complexe, mais elle ne doit pas pour autant constituer un obstacle rédhibitoire.

En 1999 (déjà!), la Banque mondiale a publié une étude majeure, Curbing the Epidemic*, démontrant que la lutte antitabac génère des bénéfices sur le plan sanitaire sans nuire à l’économie. Cette publication a affaibli les arguments économiques des multinationales du tabac et a soutenu la Convention-cadre de l’OMS pour la lutte antitabac (CCLAT). L’industrie du tabac a (bien sûr!) tenté de discréditer ce rapport. Ses manœuvres ont échoué et il reste une référence incontournable.

Avant que la réunion pour cette étude prenne ses quartiers à Washington, les discussions ont démarré à Lausanne, avec le Dr Prabhat Jha, fondateur du Centre de recherche sur la santé mondiale à l’Hôpital St. Michael’s de Toronto et le Pr Fred Paccaud de L’Unil. Alors jeune chef de clinique, j’ai eu la chance d’assister à ces travaux préparatoires. Un moment fort dans mon parcours professionnel.

À lire sur la RTS. 

*Curbing the Epidemic: Governments and the Economics of tobacco control, 1999

C’est fait, je viens d’être élu membre du Conseil communal de la Ville de Lausanne sur la liste du bloc central «Le Centre Verts-libéraux»!

Un immense merci aux électrices et électeurs qui m’ont soutenu et à l’équipe de campagne.

À l’heure où les clivages politiques s’accentuent et le débat se radicalise au détriment de la recherche du consensus, cette élection signifie pour moi une nouvelle responsabilité pour porter l’expérience de la santé publique et du leadership au service du bien commun.

Cette confiance des Lausannoises et Lausannois va me permettre de m’engager pour favoriser la santé dans les politiques publiques communales. C’est la perspective « Health in all policies », qui vise à intégrer les conséquences sanitaires des décisions dans le cadre des politiques publiques.

Je me réjouis de prêter serment!